Evénements

22 janvier 2011

Lisez “Groenland” de Bernard Besson aux éditions Odile Jacob, un thriller passionnant sur le réchauffement climatique.

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ous savez que j’aime les thrillers de Bernard Besson. Passionnants, ils nous font vivre les vrais enjeux économiques, sociaux et politiques de notre siècle. Bernard Besson a reçu plusieurs prix littéraires dont celui Edmond Locard du meilleur roman noir de la langue française et celui de l’intelligence économique.

Commentaires

  1. Un auteur qui nou fait voyager en restant dans son fauteuil.

    Un thriller fait pour un scénario de film.

 Dans une atmosphère haletante, voici son dernier thriller, publié aux éditions Odile Jacob, sur le réchauffement climatique et les enjeux des matières premières rares, avec des personnages féminins excellents et d’une vraie densité.

Bernard Besson réussit en effet la prouesse de créer, outre des personnages masculins vifs, rusés et inquiétants, des héroïnes féminines fortes, mystérieuses, courageuses, sensuelles et intelligentes. Des femmes d’action d’aujourd’hui.

Voici la quatrième, pour vous donner envie de courir l’acheter: Dans un craquement de fin de monde, la région du Lauge Koch Kyst quittait le Groenland pour rejoindre la baie de Baffin. Une monstrueuse crevasse, profonde de plusieurs centaines de mètres, s’élargissait au milieu de l’île-continent. Une hache invisible venait de séparer la calotte glaciaire en deux morceaux.

Ainsi s’ouvre le nouveau thriller de Bernard Besson. La violence ici n’est pas seulement celle de la mort annoncée des glaces arctiques. Un bateau de la compagnie française de prospection géologique Terre Noire se trouve dans les parages et est en danger. Mais que fait donc aussi à errer sur la banquise un tueur professionnel richement payé pour s’attaquer à des scientifiques qui y mènent des explorations ? Que recherche exactement Terre Noire ? Et sa concurrente canadienne North Land ? Deux anciens des services de renseignement français, John Spencer Larivière et sa compagne eurasienne Victoire, vont devoir démêler l’écheveau… Ils découvriront que, dans le silence glacé du Grand Nord, c’est une guerre sans merci qui se livre.

L’un des premiers thrillers sur fond de réchauffement climatique

Merci à François Ozon de nous avoir offert notre plus beau cadeau de Noël avec Potiche

27 décembre 2010

J’ai reçu plusieurs cadeaux de Noël mais, sans le savoir, c’est François Ozon qui m’a offert le plus beau et le plus inattendu. Nous n’étions que quelques unes auprès de Simone de Beauvoir à lutter, dans les années 1970, pour les droits des femmes. L’opinion publique nous tournait en dérision. Nous avions alors l’impression que se dressaient devant nous plusieurs murs de Berlin qui ne s’effondreraient jamais.

Et pourtant, avec Simone de Beauvoir, nous avons continué de lutter pour les droits des femmes, et donc pour l’humanité entière.

Aujourd’hui, en 2010, nous féministes recevons un cadeau imprévu. Potiche, réalisé par François Ozon, jeune et brillant réalisateur - un homme - a réussi à nous rendre notre dignité et à montrer aussi, avec délicatesse et humour, le chemin parcouru. J’ai ressenti, tout au long de la projection, une vive émotion. Les images de nos combats ont défilé dans ma tête. Chaque scène de Potiche, ciselée, rend hommage aux femmes et aussi aux hommes qui les soutiennent, à l’instar du fils de Mme Pujol, celle-ci admirablement jouée par Catherine Deneuve. C’est ce que nous souhaitions en 1970, alors que François Ozon était un enfant. Nous espérions qu’à travers nos combats, les hommes et les femmes pourraient enfin se rejoindre en toute fraternité.

Encore merci à François Ozon pour ce Noël que nous féministes ne sommes pas prêtes d’oublier.

 CLAUDINE MONTEIL