Les Sœoeurs Beauvoir

Les Sœurs Beauvoir, Paris: Editions 1, 2003. 302 pages.

L’une blonde, l’autre brune. L’une peintre, l’autre écrivain. Malgré leurs différences, Hélène et Simone de Beauvoir sont unies par un amour indéfectible que ni le temps ni les divergences esthétiques ne parviendront à entamer. C’est la cadette qui alertera Simone sur la dure condition des femmes artistes-peintres.

Alors que Simone obtient l’agrégation de philosophie et rencontre Jean-Paul Sartre, Hélène réalise sa première exposition sous le regard de Picasso.

Lorsque la Seconde Guerre Mondiale éclate, les deux sœurs sont séparées. Hélène épouse à Lisbonne l’un des élèves de Sartre, Lionel de Roulet, défenseur actif de la France libre et réalise une impressionnante série de tableaux sur la vie quotidienne au Portugal. Restée en France pendant l’Occupation, Simone publie son premier roman, L’Invitée. La Libération rassemble les deux sœurs qui sont alors entraînées dans le tourbillon de la création et dans les affres de la guerre froide.

Simone et Hélène parcourent le monde, se croisent, se rejoignent, se séparent encore.

L’une atteint la célébrité, l’autre y aspire, mais, malgré de nombreuses expositions de ses toiles, reste moins connue. Jalousies, amours déçues, rivalités, fascination conflits politiques peuplent l’univers des deux sœurs et alimentent leurs confidences.

Mai 1968 les réunit de nouveau dans l’aventure des droits des femmes que Claudine Monteil vécut à leurs côtés. L’auteure raconte, dans l’intimité, leurs joies, leurs chagrins, les luttes des ces deux femmes dont l’une laisse une œuvre littéraire colossale et l’autre plus d’un millier de tableaux et gravures. Ce témoignage unique, traduit en plusieurs langues, a été considéré par Livres Hebdo « non seulement essentiel pour l’histoire littéraire de Sartre et de Beauvoir, mais aussi, simplement, pour l’Histoire ».

L’ouvrage se commande en librairie ou sur Amazon.com ou Chapitre.com en français ou Fnac.com. Sinon vous pouvez envoyer un message à l’auteur dans la rubrique « contact ».

 CLAUDINE MONTEIL